La vérificatrice générale du Québec, Mme Guylaine Leclerc a présenté ce matin son audit de performance sur la SQDC : Intégration et rétention des consommateurs de cannabis dans le marché légal. Rien pour écrire à son député mais certains constats vont faire plaisir simultanément aux consommateurs et aux producteurs autorisés.

Bon Stock vous propose un rapide tour d’horizon en commençant par la citation la plus dure envers le monopole d’État:

Par ailleurs, la SQDC ne peut pas démontrer qu’elle sélectionne les meilleurs produits pour les consommateurs parce qu’elle n’offre pas à l’ensemble des fournisseurs la même opportunité de soumissionner et parce qu’elle sélectionne les produits à partir, entre autres, de critères discrétionnaires qui, dans plusieurs cas, ne sont pas documentés. De plus, la SQDC ne s’assure pas d’offrir des prix compétitifs pour deux des trois principaux formats de fleurs de cannabis séchées, soit la forme de produit la plus vendue.

Allons-y au pas de course!

Quels sont les obstacles auxquels doit faire face la SQDC pour réussir l’intégration des consommateurs de cannabis dans le marché légal?

1. Consommation provenant de sources illégales : Malgré la légalisation, une grande part des consommateurs continue d’acheter illégalement, représentant plus de 40 % de la consommation totale.

2. Restrictions règlementaires : La SQDC subit la règlementation imposée par le législateur québécois.

  • interdiction de publicité
  • Interdiction de vendre aux 18 – 21 ans
  • Interdiction de vendre certains produits disponibles dans les marchés illicites

3. Service-conseil inadéquat : Les conseils proposés en succursale et en ligne ne sont pas conformes aux directives règlementaires. La réduction des risques liés à la consommation de cannabis en souffre.

Comment la SQDC pourrait-elle améliorer son service-conseil pour réduire les risques liés à la consommation de cannabis?

1. Diriger les consommateurs vers des professionnels de la santé : les consommateurs qui consomment pour des raisons médicales devraient être orientés vers des professionnels de la santé. Personne à la SQDC n’est apte à donner des conseils appropriés.

2. Évaluer adéquatement le profil des consommateurs : il est impossible de bien recommander des produits adaptés aux clients sans bien comprendre leur profil.

3. Valoriser les produits à faible teneur en THC : est-ce que la SQDC fait la promotion des produits à forte concentration de THC? La vérificatrice générale suggère que la SQDC diversifie son portefeuille pour offrir des produits à faible teneur en THC dans le but de diminuer les risques pour la santé des consommateurs.

4. Offrir un service-conseil complet en ligne : pour l’instant, les achats en ligne sont le parent pauvre des services offerts par la SQDC. Un service-conseil équivalent à celui des points de vente est requis pour que la SQDC puisse améliorer la qualité générale de son service. Cela est d’autant plus vrai dans le contexte du faible déploiement de points de vente au Québec.

Quelles recommandations le Vérificateur général du Québec propose-t-il à la SQDC pour améliorer l’intégration et la rétention des consommateurs de cannabis dans le marché légal?

1. Offrir un service-conseil conforme aux orientations règlementaires, surtout pour les consommateurs novices.

2. Informer tous les fournisseurs de l’ajout de nouveaux produits pour leur permettre de faire des soumissions.

3. Évaluer les produits soumis par les fournisseurs selon des critères transparents et documenter les raisons de leurs choix.

4. Renforcer la compétitivité des prix des produits pour attirer plus de consommateurs.

5. Adapter les heures d’ouverture des succursales pour mieux répondre aux besoins des consommateurs.

Est-ce que l’audit de performance de la vérificatrice générale vous satisfait?
Qu’est-ce que vous aimeriez ajouter? 😉