Vous voyez sur Internet des produits qui imitent les grandes marques? 
Vous vous demandez si c’est permis dans le cadre d’une parodie commerciale?
La parodie ne permet pas de violer une marque.

L’entrepreneur Steven Mata vient de l’apprendre, Ă  ses dĂ©pens, dans un jugement qui donne raison Ă  Wrigley, le producteur des SKITTLES et STARBURST. L’entreprise de Mata, OC420, commercialisait les produits «Medicated Skittles» et «Medicated Cannaburst Gummies» qui imitaient tous les codes visuels des produits originaux de Wrigley.

La répression du copillage

Le tribunal a jugĂ© Mata coupable de :

  • contrefaçon des marques de Wrigley
  • dilution des marques de Wrigley
  • concurrence dĂ©loyale et actes trompeurs
  • pratiques commerciales illĂ©gales, dĂ©loyales et frauduleuse

Wrigley a maintenant dans sa poche une mesure injonctive qui lui permettre d’empĂȘcher Mata de :

  • continuer Ă  contrefaire les marques de Wrigley
  • fabriquer des produits similaires aux marques de Wrigley
  • faire croire que ses produits sont associĂ©s Ă  Wrigley
  • concurrencer dĂ©loyalement Wrigley 

Le message est clair: les grandes marques vont se défendre

Mata doit aussi faire un rappel mondial sur toutes ses marchandises afin de les remettre Ă  Wrigley pour destruction. Et il doit rembourser tous les profits. Et il doit payer 2 millions en dommage et intĂ©rĂȘts lĂ©gaux. Et les couts du gagnant. Et les avocats du gagnant. Et Mata a 30 jours pour indiquer comment il respectera l’injonction et comment il payera. Et la cerise sur le sundae? En cas de faillite, parce que son comportement fut jugĂ© malveillant et dĂ©libĂ©rĂ©, Mata n’est pas libĂ©rĂ© de ses obligations envers Wrigley. 

Beau Wrigley

Cette dĂ©cision est aussi trĂšs intĂ©ressante pour le destin d’un homme qui tente de se rĂ©inventer. En 1999, William «Beau» Wrigley Jr prend la tĂȘte de la compagnie crĂ©Ă©e par son arriĂšre-grand-pĂšre en 1891. En 2008, l’entreprise est vendue Ă  Mars pour 23 milliards de dollars en espĂšces. Dix ans plus tard, Wrigley est le PDG de Parallel, une entreprise de produits Ă  base de cannabis. L’an passĂ©, dans une entrevue avec le magazine Forbes, il affirme que sa sociĂ©tĂ© de cannabis sera plus importante que l’entreprise familiale de bonbons. Son ambition est simple : crĂ©er la premiĂšre marque de cannabis grand public. Mc Donald, Strarbuck et


M. Wrigley voulait traiter la Floride comme un laboratoire. L’afflux touristique Ă©valuĂ© Ă  100 millions de personnes par annĂ©e lui semblait idĂ©al pour dĂ©velopper son modĂšle d’affaires. Il est un des rares joueurs Ă  parler publiquement de fermentation de prĂ©cision pour produire du CBN en laboratoire. Wrigley appelle cette molĂ©cule, la «Ambien killer».

Ambien killer, c’est de la parodie?

Wrigley a dĂ©missionnĂ© de son poste de PDG de la sociĂ©tĂ©. Il est poursuivi pour des occasions d’affaires non matĂ©rialisĂ©es. 100 millions par ici, 100 millions par lĂ , le cannabis est dur pour tout le monde. MĂȘme les milliardaires.